Mercredi 12 Mars 2008

Notre histoire

1884 Le syndicalisme autorisé en France

En 1884, la loi Waldeck-Rousseau permet aux syndicats ou associations professionnelles de se constituer librement sans l’autorisation du gouvernement. Des syndicats vont se créer et constituer la Fédération nationale des syndicats. Parallèlement, certaines municipalités mettent en place des Bourses du travail qui se constituent en Fédération. Les deux fédérations décident de fusionner en 1895 en une Confédération générale du travail, fusion effective en 1902. La Charte d’Amiens, adoptée en 1906, revendique la disparition du salariat et du patronat en utilisant la grève générale. Pour permettre la coexistence des adhérents des différents partis politiques révolutionnaires, elle affirme son autonomie vis-à-vis des partis politiques.

La loi de 1884 autorise les syndicats ou associations professionnelles à se constituer librement. Des syndicats vont se créer. Certains d’entre eux vont donner naissance, en 1895, à la CGT.

1919 Création d'une confédération de travailleurs chrétiens

En réaction au syndicalisme anticlérical de la CGT, vont se constituer des syndicats chrétiens. Ils se regroupent, en 1919, en Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC).

Par ses premiers statuts, la nouvelle confédération se rattache directement à la doctrine sociale de l’Eglise catholique et, en particulier, à l’encyclique du pape Léon XIII « Rerum Novarum » relative à la condition des ouvriers et plus largement à la question sociale.

La première CFTC se constitue essentiellement autour d’organisations professionnelles d’employés. Toutefois, une évolution va se produire avec la création, en 1927, de la Jeunesse ouvrière chrétienne (Joc) dont de nombreux membres vont adhérer à la CFTC et, par ce biais, accroître le nombre de militants ouvriers et avec, en 1937, la naissance du Syndicat général de l’Éducation nationale (Sgen) dont les membres sont issus de l’enseignement public.

1922 Première scission de la CGT

Après la création du Parti Communiste français en 1920, les communistes se retrouvent minoritaires à la CGT. Ils créent la CGTU en 1922.

1919 à 1939 Les premières années de la CFTC

Rattachée à la doctrine sociale de l'Eglise catholique, la première CFTC se constitue essentiellement autour d’organisations professionnelles d’employés auxquelles vont bientôt se joindre des jeunes ouvriers et des enseignants.

1936 Réunification de la CGT et le Front Populaire

CGT et CGTU se réunifient en 1936, dans l'élan qui conduira le Front populaire au gouvernement.

1940 De l'interdiction à la résistance

Le syndicalisme confédéré est interdit par le régime de Vichy : CFTC et CGT sont dissoutes. De nombreux syndicalistes chrétiens vont entrer dans les réseaux de résistance. La CFTC subit des transformations au cours de cette guerre. En 1944, est créée la Confédération générale des cadres (CGC).

Les premiers mois de guerre vont désorganiser la Confédération, dissoute comme les autres confédérations par la loi du 16 août 1940. Par la suite, de nombreux syndicalistes chrétiens vont entrer dans les réseaux de résistance.

La CFTC sort transformée de cette guerre : elle a mené des actions communes avec la CGT, et acceptera, lors du congrès de 1949, l’unité d’action. Par ailleurs, elle a participé activement à la vie politique au sein de l’Assemblée consultative provisoire et se pose la question du non-cumul des mandats politiques et syndicaux adopté en février 1946. Enfin, les « minoritaires » lancent le débat sur la laïcité, débat qui aboutit à la modification des statuts : les « principes de la morale sociale chrétienne » remplacent la référence à l'encyclique papale.

1948 Nouvelle scission à la CGT

La guerre froide entre l'Est et l'Ouest et le plan Marshall de 1947 rejaillissent dans la CGT dirigée par les communistes. La minorité Force Ouvrière crée la CGT-FO en 1948. La FSM puis la CISL (Confédération internationale des syndicats libres) sont créées.

1964 La CFTC devient CFDT

A l’issue de « l'évolution » vers un syndicalisme laïc, la CFTC se transforme en CFDT. Une minorité refuse la laïcisation et maintient le sigle CFTC. La CFDT passe un accord d'unité d'action avec la CGT en 1966 puis à nouveau en 1970.

À partir de 1960, « l’évolution » est envisagée avec la remise en question du dernier « C » de CFTC. Un minoritaire, Eugène Descamps, devient secrétaire général en 1961.

La révision des statuts se fera lors du congrès extraordinaire de 1964 qui décide de la transformation de la CFTC en CFDT (Confédération française démocratique du tTravail). Toutefois 10 % des effectifs décident de maintenir la CFTC.

La CFDT multiplie alors les contacts avec les autres organisations syndicales, contacts qui aboutissent à un accord signé le 10 janvier 1966 avec la CGT.

En mai 1968, la CFDT appelle les travailleurs à agir sur les lieux de travail et sera à l’origine de la création des sections syndicales d’entreprises. C'est la première fois que le syndicalisme est reconnu dans l'entreprise.

1970 L'autogestion comme alternative

Le congrès de 1970 met en place de nouveaux statuts et propose une alternative à la société capitaliste : l'autogestion des entreprises. Edmond Maire est élu secrétaire général en 1971. Il le restera jusqu'en 1988. La CFDT adhère en 1974 à la Confédération européenne des syndicats (CES) créée en 1973 et à la Confédération internationales des syndicats libres (CISL) en 1988.

Si le congrès de 1970 met en place de nouveaux statuts, c’est aussi celui dont le document d’orientation analyse la société capitaliste et lui oppose une société prenant pour modèle l’expérience yougoslave. Edmond Maire est élu secrétaire général de la Confédération en 1971.

Face à l’échec des partis de gauche aux élections législatives de 1973, la CFDT propose une « Union des forces populaires ».

Lors du conseil national de juin 1977 est adoptée la « plate-forme de revendications et d’objectifs immédiats ». Elle met l'accent sur l'action syndicale, définit des objectifs à court et à moyen terme ne pouvant être réalisés sans la mobilisation des travailleurs qui deviennent ainsi acteurs du changement et n’attendent pas tout du politique.

1981 La CFDT face à la gauche au pouvoir

À l’arrivée au pouvoir de la gauche, la CFDT veut faire aboutir rapidement ses revendications prioritaires : réduction de la durée du travail, lutte contre les inégalités de salaires et de pouvoir d'achat, droits nouveaux accordés aux salariés, élaboration d’un plan.

L'élection de François Mitterrand est considérée comme la possibilité d'un renouveau pour le mouvement syndical. La CFDT veut faire aboutir rapidement ses revendications prioritaires : réduction de la durée du travail, lutte contre les inégalités de salaires et de pouvoir d'achat, droits nouveaux accordés aux salariés, élaboration d’un plan. Pour appuyer ces revendications, elle rencontre François Mitterrand puis son premier ministre Pierre Mauroy. Toutefois, la question de la réduction du temps de travail va provoquer une première distorsion car la CFDT y voit la possibilité de diminuer les inégalités en créant des emplois et en améliorant les bas salaires. Ce point de désaccord est révélateur de l'orientation que va prendre la CFDT à partir du Congrès de Metz (1982), celle des « nouvelles solidarités 

1988 Pour un syndicalisme d'adhérents

Le congrès CFDT de 1988 met l’accent sur le syndicalisme d'adhérents et sur l’adaptation du syndicalisme face aux mutations économiques et sociales

Le congrès de 1988, qui voit Jean Kaspar succéder à Edmond Maire, met l'accent sur le syndicalisme d'adhérents dans le prolongement de l'action menée par le Gaps (Groupe d'action pour la syndicalisation). Il s'agit de redonner aux salariés l'envie d'adhérer, stratégie qui va porter ses fruits à partir de 1989, avec une progression régulière des effectifs. C'est au cours de ce même congrès que sera adoptée la nécessaire « adaptation du syndicalisme » face aux mutations économiques et sociales.

1998 Clarifier la conception du syndicalisme CFDT

Il est difficile d’avoir un regard distancié sur les évènements qui ont traversé depuis lors la CFDT : 1992, Nicole Notat devient secrétaire générale ; 1995, évènements de novembre-décembre ; enfin Congrès de Lille en 1998. Ce congrès est essentiel puisqu’il a permis de clarifier la conception du syndicalisme CFDT : un syndicalisme confédéré qui fait le choix de l'adaptation, de la négociation, de la lutte contre l'exclusion et pour l'emploi, d'une mondialisation ordonnée et solidaire.

publié par comité d'entreprise inergy publié dans : cenucourt
Lundi 10 Mars 2008
publié par comité d'entreprise inergy publié dans : cenucourt
Dimanche 27 Janvier 2008

La CFDT et la CGT appellent à des mobilisations communes

La question du pouvoir d’achat est une préoccupation forte des salariés du privé et du public. Le gouvernement et le patronat n’y apportent aucune réponse satisfaisante.

Dans les fonctions publiques, la journée du 24 janvier pour la revalorisation des salaires montrera la détermination des organisations de fonctionnaires à obtenir le maintien de leur pouvoir d’achat et à construire pour l’avenir un système de revalorisation durable et juste.

Dans le privé, la CFDT et la CGT entendent agir ensemble pour parvenir au déblocage et à la relance des négociations salariales.

La CFDT et la CGT appellent leurs structures professionnelles et locales à se rencontrer. L’objectif est de mettre en œuvre, dans la première quinzaine de février, toutes les formes de mobilisation et d’action nécessaires à l’expression des salariés du privé en direction de leurs employeurs. Elles veilleront à associer dans toute la mesure du possible les autres organisations syndicales.

En direction des pouvoirs publics, elles entendent poursuivre leur action pour obtenir des contreparties salariales à l’allègement des cotisations sociales dont bénéficient les entreprises.

Par ailleurs, elles réaffirment leur désaccord sur la politique de gouvernement qui oppose temps de travail et pouvoir d’achat. La majoration des heures supplémentaires et la monétarisation prévue des congés, RTT et CET creusent les inégalités entre les salariés sans apporter de réponse satisfaisante aux problèmes d’emploi et de pouvoir d’achat.n

Déclaration commune de la CFDT et de la CGT © CFDT (communiqué de presse mis en ligne le 21 janvier 2008)

publié par comité d'entreprise inergy publié dans : cenucourt
Mercredi 09 Janvier 2008
Emploi
 

Retraites

Situation des régimes, carrières longues, taux d’emploi des seniors...

Les retraites au rendez-vous de 2008

La réforme de 2003 prévoyait une clause de revoyure cette année pour corriger ses propres effets. Où en est-on aujourd’hui ?

Grâce à l’insistance revendicative de la CFDT, la réforme des retraites de 2003 a permis à 600 000 salariés de 56 à 59 ans ayant travaillé 40 ans de partir en retraite. Elle a aussi permis aux salariés ayant eu une carrière au Smic d’en toucher 85%. Surtout, en harmonisant la durée de cotisations de la Fonction publique avec celle du secteur privé à 40 ans, et en augmentant les cotisations elles-mêmes, la réforme a permis d’envisager un équilibre des régimes sur le long terme et de sauver le système par répartition. À ce jour, les projections démographiques (l’arrivée du papy-boom à partir de 2005) ont peu changé.
« Les perspectives récentes de l’Insee ne modifient qu’à la marge les projections de 2020 qui avaient conduit à la réforme de 2003 », explique Alain Petitjean, secrétaire confédéral en charge du dossier des retraites. L’augmentation du taux de fécondité et le ralentissement de l’augmentation de l’espérance de vie ne devraient permettre de récupérer que 0,1 point du produit intérieur brut. « À l’horizon 2050, ces deux facteurs pourraient avoir un effet plus sensible, précise-t-il, mais il faut attendre une confirmation dans le temps. »
En attendant, la réforme de 2003 prévoyait des rendez-vous tous les cinq ans afin de suivre au plus près et éventuellement de corriger ses effets. Dans ce cadre, le 22 novembre dernier, le Conseil d’orientation des retraites (Cor) a remis au Premier ministre son cinquième rapport. Ce travail, prévu dans le cadre de la réforme, servira de base au rendez-vous (non encore fixé) entre les partenaires sociaux et le gouvernement pour l’année 2008.
Nous en avons tiré quatre points essentiels.

La situation financière des régimes
La situation financière des régimes de retraite est plus dégradée que prévue. Le déficit de la Caisse nationale d’assurance vieillesse était de 1,9 milliard en 2006. Il atteindra 5,7 milliards en 2008. De même, les retraites complémentaires, Arrco et Agirc (cadres), sont moins excédentaires que prévu avec respectivement – 1,2 milliard et – 200 millions en 2006. Plusieurs explications à ces mauvais chiffres. Les projections du Cor de 2005 ont surestimé les rentrées de cotisations de 1 milliard en 2006. Ensuite, le nombre de salariés du baby-boom faisant valoir leurs droits à la retraite a augmenté de manière très importante. Ce phénomène a été renforcé par le succès des départs anticipés pour longues carrières (lire ci-dessous) et par de nombreux départs « au plus vite » par crainte de voir le dispositif modifié.
Dans ce tableau, seuls les comptes du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) semblent s’améliorer si l’on ne tient pas compte de sa dette. Ce fonds, qui finance le minimum vieillesse et des avantages familiaux, a ramené son déficit de 1,3 milliard en 2006 à 300 millions en 2007 et devrait être excédentaire en 2008. Le Cor suggère de reverser les excédents du FSV au Fonds de réserve pour les retraites.

L’avis de la CFDT
Les perspectives d’équilibre financier de la réforme de 2003 à l’horizon 2020 ne sont pas remises en cause. Elles nécessitent des ajustements pour tenir compte des décalages constatés entre les prévisions et la réalité. C’est l’objectif du rendez-vous de 2008

Les départs anticipés pour carrières longues et les petites retraites
Ce sont deux avancées de la réforme de 2003. Fin 2008, les départs anticipés pour carrières longues auront permis à plus de 600 000 salariés de partir avant 60 ans. Il s’agit de salariés ayant commencé à travailler à 16 ans et 17 ans. Certains partiront à 56 ans, d’autres à 57, 58 et 59 ans. Ces salariés sont le plus souvent ceux qui ont effectué des travaux pénibles au cours de leur carrière, qui ont eu des salaires modestes et touchent donc des pensions modestes. Cette mesure de justice sociale a connu un succès bien au-delà des prévisions. Selon le rapport du Cor, « la crainte de changement des règles concernant ces départs anticipés pour carrières longues a joué en faveur d’un rythme élevé de départs ». Cette mesure a incité de nombreux salariés à régulariser des cotisations arriérées permettant de valider des périodes d’apprentissage ou de salariat pour lesquelles les employeurs n’avaient pas versé de cotisation. Ces régularisations sont passées de 5 000 en 2003 à 30 000 par an depuis. Revers de la médaille, le succès de ces départs anticipés a un coût qui augmente le déficit des caisses de retraite. Le montant des pensions servies dans le cadre de ces départs anticipés passera de 1,8 milliard en 2006 à 2,2 et 2,3 milliards en 2007 et 2008.
Concernant les petites retraites, l’objectif de 85% du Smic pour les salariés ayant eu une carrière complète au Smic semble atteint. Des études du ministère du Travail montrent qu’en 2008, seuls 1% des salariés ayant cotisé 40 ans toucheront une pension inférieure à 85% du Smic.

L’avis de la CFDT
La CFDT est à l’origine de ces deux mesures rétablissant une justice sociale. Sur les carrières longues, c’est la fin d’une des inégalités les plus injustes de nos systèmes de retraite et même d’une solidarité à l’envers : les plus défavorisés cotisaient pour ceux qui avaient des situations meilleures.

Taux d’emplois des seniors
C’est là que le bât blesse. Avec 37,8% le taux d’emploi des seniors en France est un des plus faible d’Europe. La moyenne de l’Union européenne étant de 42,5%. Selon le rapport du Cor, ce phénomène a plusieurs explications. Le durcissement de la législation sur les préretraites a conduit au développement d’autres modes de rupture du contrat de travail. Les licenciements de salariés âgés pour motifs personnels se poursuivent. Des entreprises maintiennent leurs propres dispositifs de départ en préretraite. Côté ANPE-Unedic, on assiste à une augmentation du nombre de chômeurs âgés dispensés de recherche d’emploi et de bénéficiaires de retraite anticipée pour carrière longue. 12% des salariés de 55 à 59 ans sont sur ces deux derniers dispositifs. De plus, 700 000 salariés sont en préretraite dans le secteur public.
À ce jour, les mesures favorisant un recul de l’âge de départ en retraite n’ont pas fait preuve d’efficacité. Selon le rapport, « la fréquence des départs en retraite dès les conditions du taux plein acquises, en particulier à l’âge exact de 60 ans, s’est maintenue voire accélérée (…) ».
Pour le Cor, il est trop tôt pour dresser un bilan du Plan national d’action concertée pour l’emploi des seniors. L’aménagement de la surcote et le relèvement du plafond du cumul emploi-retraite ne sont entrés en vigueur qu’au début de l’année 2007. Enfin, le Cor estime nécessaire de mieux informer les salariés et les entreprises sur ces dernières mesures.

L’avis de la CFDT
Il faut parvenirà une modification du comportement des acteurs concernés (entreprises, salariés et syndicats). Le Plan national d’action concertée pour l’emploi des seniors doit se développer et l’accord interprofessionnel sur l’emploi des seniors doit entrer dans une phase de mise en œuvre efficace. Cela pèse sur la crédibilitéde l’allongement de la durée de cotisation.

Fonds de réserve des retraites
Ce fonds de réserve pour les retraites (FRR) créé en 1999 par le gouvernement socialiste a pour objectif de participer à l’effort financier pour pérenniser les régimes de retraite. Il comptait 33,8 milliards d’euros dans ses caisses fin septembre 2007. Ses ressources proviennent de prélèvements sociaux, d’excédents éventuels du Fonds de solidarité vieillesse et de la Cnav, de dotations diverses et du produit des placements des actifs du Fonds. Pour l’heure, la seule ressource pérenne du FRR est une contribution de 2 % sur les revenus de placement et du patrimoine. Les projections de 2005 sur les réserves du FRR laissent entendre qu’il pourrait financer 15 à 30 % des besoins des régimes entre 2020 et 2050. Les projections plus récentes sont plus pessimistes.

L’avis de la CFDT
Ce sera un élément fondamental du financement entre 2020 et 2050. Il devrait permettre d’économiser 2 points de cotisation et constituerait ainsi un signe non négligeable envoyé aux jeunes générations. Pour cela, il faut économiser 150 milliards d’euros d’ici 2020 et donc trouver une source de financement pérenne et plus importante qu’actuellement. Il est également important de sanctuariser ce FRR afin que les pouvoirs politiques successifs ne soient pas tentés de l’utiliser à d’autres fins.

Un droit à l’information
L’information joue un rôle déterminant sur la confiance dans le régime par répartition : Jean-Marie Toulisse, président CFDT du comité des usagers des retraites en est convaincu. La mission du comité, créé en 2003 et rattaché au GIP info-retraite (*), consiste à vérifier la qualité des informations envoyées aux salariés par les 36 régimes de retraite. « Le système est complexe, les carrières des usagers aussi. L’information doit donc être claire et simple. Je suis intraitable là-dessus », affirme Jean-Marie Toulisse.
En 2007, les salariés de 50 ans (nés en 1957) et 58 ans (nés en 1949), soit 1,4 million de personnes, auront reçu un relevé de leur carrière, une estimation de leur future retraite et une information sur la répartition. « Je souhaite qu’on parvienne un jour à informer le salarié dès l’âge de 35 ans, explique le syndicaliste, cela lui permettrait de corriger au plus vite une éventuelle erreur. S’il a une bonne connaissance de sa situation présente, qu’il mesure bien l’impact de nouvelles mesures, il prendra les bonnes décisions concernant sa carrière et sa retraite. »
Le président du comité des usagers reconnaît qu’il reste beaucoup à faire dans ce domaine. « L’impact des nouvelles mesures ou les périodes non travaillées comme la maladie, le chômage, le congé parental, ou encore les modalités de rachat de points sont souvent totalement méconnues des intéressés », regrette-t-il.
(*) www.info-retraite.fr et m@rel.fr , ce site a déjà reçu 2 millions de visiteurs. Il effectue des simulations de retraite


Taux d’emploi des seniors : les exemples étrangers
Le colloque organisé par le Cor le 29 novembre dernier a d’abord montré l’extrême diversité des situations et les différentes réponses apportées selon les pays vis-à-vis du taux d’emploi des seniors. L’augmentation de ce taux est cependant une tendance générale, y compris en France, mais avec ses 37,8%, elle est en dessous de la moyenne européenne (42%), très loin de la Suède, meilleure élève du groupe avec 69%, et éloigné de l’objectif européen de 50 % à l’échéance 2010. Trait commun à de nombreux pays : le taux d’emploi des seniors sert souvent de variables d’ajustement en cas de crise économique. Il n’a en revanche rien d’inéluctable. La Finlande, par exemple, avait un taux comparable à l’actuel taux de la France il y a quinze ans et a progressé de manière spectaculaire.
Les pays (Australie, Royaume-Uni, Pologne, Norvège), qui ont un bon taux d’emploi des seniors, ont aussi des taux d’invalidité élevés qui masquent en partie le chômage. Ces taux ont conduit les pouvoirs publics à resserrer les dispositifs. En Suisse et au Luxembourg, on procède à un repérage précoce des incapacités de travail. En Pologne et en Australie, on évalue la capacité de travail restante plutôt que l’incapacité. En Norvège, des prestataires spécifiques trouvent des solutions individuelles. Enfin souvent salariés et entreprises reçoivent des incitations financières pour faciliter le retour à l’emploi. Les États-Unis se préoccupent de ce taux d’emploi des sen
iors. Selon l’ONG AARP (*), les employeurs favorisant les salariés âgés obtiennent d’excellents résultats en termes de productivité. Les entreprises leur assignent de nouvelles tâches. Elles sollicitent leurs avis pour les produits à destination de la clientèle âgée. La chaîne pharmaceutique CVS permet à ses salariés âgés de travailler dans des régions au climat plus clément en hiver où ils suivent la clientèle. Enfin, les entreprises américaines misent fortement sur la formation. Nombre d’entre elles remboursent les inscriptions à l’université de leurs salariés âgés.
En Europe, la faiblesse des pensions est un trait commun à tous les pays ayant de bons taux d’emploi des seniors. Au Danemark, le chômage est faible et la croissance a facilité l’emploi des seniors disponibles. En Suède, la loi sur les licenciements soutient les seniors, c’est premier entré, dernier sorti ! Des subventions favorisent également leur embauche. Les Pays-Bas ont limité l’accès à l’invalidité et au chômage et mènent des campagnes de promotion en faveur des seniors. Le Royaume-Uni favorise le cumul emploi-retraite et la formation.
(*) ONG regroupant 39 millions de seniors.

publié par comité d'entreprise inergy publié dans : cenucourt
Mercredi 09 Janvier 2008

 

La CFDT va bien. C'est l'image qu'elle a donnée par sa cohésion dans les moments revendicatifs forts en 2007 : interpellation des candidats aux élections, réforme des régimes spéciaux, action sur le pouvoir d'achat… mais aussi lors des 40 débats internes préparant la négociation sur les contrats de travail ou sur le dossier des retraites.
Cette bonne santé s'est traduite par de bons résultats électoraux, par exemple dans la fonction publique hospitalière, au ministère des Finances, à La Poste et dans de nombreuses entreprises du privé.
Pour l'année qui s'ouvre, la CFDT aura bien besoin de cette bonne santé et de cette cohésion tant les sujets mis à l'agenda social sont nombreux. Celui-ci, proposé par le président de la République comme nous le souhaitions afin d'éclaircir le rôle des partenaires sociaux et celui de l'État, comprend, entre autres, deux sujets importants inscrits au premier trimestre. Tout d'abord, la fin de la négociation sur La modernisation du marché du travail engagée depuis septembre. La CFDT mettra toute sa force de conviction pour aboutir à un accord garantissant une vraie sécurisation des parcours professionnels pour les millions de salariés qui quittent leur emploi chaque année lors d'une rupture individuelle de leur contrat de travail avec peu de droits et d'accompagnement. Syndicats comme patronat savent que, sans accord, le gouvernement légiférera à sa guise avec tous les risques de dérapage d'une majorité parlementaire qui alors sera libre de ses choix.
Le deuxième sujet laissé à la négociation est celui de la représentativité des organisations syndicales et de la validation des accords, suivis du financement des partenaires sociaux.
Faire preuve de l'utilité du syndicalisme en négociant une modernisation du marché du travail utile à l'emploi, améliorer les règles du dialogue social en donnant une légitimité aux syndicats pour s'engager au nom des salariés par des accords majoritaires à partir d'élections d'entreprises, voilà divers sujets centraux que la CFDT souhaite faire avancer depuis de nombreuses années.
Les premiers jours de 2008 seront donc décisifs, pour les salariés en leur apportant de nouveaux droits, pour le syndicalisme en le modernisant et en le rendant plus attractif, pour notre pays en construisant une vraie démocratie sociale digne de celle de nos voisins européens.
Si la CFDT parvient à faire évoluer ses objectifs déterminants, elle sera encore plus forte lors de cette année et se présentera pleine d'espoir pour les élections prud'homales du 3 décembre 2008 avec un objectif : gagner et se renforcer.n

publié par comité d'entreprise inergy publié dans : info ce

Recherche

Calendrier

Octobre 2008
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Commentaires

Aucun article disponible

Présentation

cenucourt

Pseudo: comité d'entreprise inergyCatégorie: ActualitéFais tourner ce blog!

Newsletter

Inscription à la newsletter
Créer un blog sur i-clic.net - Contact - C.G.U. - Reporter un abus